05 décembre 2016

Sur la route du marché

Sur la route du marché Sur la route du marché, j‘use, j’use mes souliers Sur la route du marché, je les use ohé ! ohé ! Sur le chemin qui va vers toué Sur le chemin qui va vers toué Ils me portent, ils me portent Sur le chemin qui va vers toué Ils me portent même usés ! Sur les travaux du chantier, je sens mes bras fatiguer Sur les travaux du chantier, fatigués ohé ! ohé ! Sur ta taille ils sont posés Sur ta taille ils sont posés Ils te serrent, ils te serrent Sur ta taille ils sont posés Et ils sont pas fatigués ! Sur mes... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 19:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 décembre 2016

Pour toi

Pour toi Je prendrai une plume dans l'aile d'un aiglon Je choisirai une encre du noir le plus profond Et sur une peau claire couleur de parchemin Je tatouerai ton nom qui est mon seul chemin Je choisirai la note qui rend un son parfait Je prendrai un flutiau taillé dans la futaie Et pour ta seule oreille couleur de porcelaine Je sifflerai un air pour consoler ta peine J'inventerai l'histoire la plus extraordinaire Avec une héroïne qui échappe au vulgaire Et pour tes jolis yeux couleur de l'encre bleue J'écrirai ce roman pour... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 19:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 décembre 2016

L'air

L'air Quand la poitrine est vide et qu'elle sonne creux Qu'aucun vent ne l'habite pour l'animer un peu Quand un souffle trop faible en gonfle les contours Quand plus rien ne résonne dans ce muet tambour Alors bien abattu, rien à dire à l'ardoise Quand plus aucun zéphyr ne vient gonfler la voile Pour s'assurer des mots ou bien enfler ces phrases Qui le font s'élever parfois jusqu'aux étoiles Leçon de vanité pour le jongleur sans balles Qui se vantait hier devant toute la salle D'improviser toujours de très jolies balades En... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 18:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 décembre 2016

Le feu

Le feu Quand le cœur est à sec, que l'émotion déserte Quand on ne sent plus rien qui vous tient en alerte Quand un sang bien trop clair bouillonne à bruit bas Quand dans ce cœur qui bat il n'y a plus de combat Alors le dos courbé, vidé de toutes forces Quand il n'éprouve rien qui vit sous son écorce Pour brûler de passion ces mots ou bien ces phrases Qui le font vibrer fort en de belles emphases. Leçon de modestie pour ce faiseur de mots Qui nourrit l'illusion de cuire dans son pot Qui croirait bien à tort qu'il forge seul ce... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 18:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 décembre 2016

Mortel

Mortel Le monde sera mort quand il n'aura plus d'âme Que toute poésie l'aura bien déserté Quand l'homme effaçant toutes traces du drame N'aura plus souvenir que de l'avoir aimée. Quand dans le cœur des villes il n'existera plus De petit coin tranquille ombragé et perdu Que seul l'acier, le verre et le triste béton Y régneront en maître sous les mille néons. Quand l'herbe n'aura plus qu'allure de gazon Quand il n'y aura de vaches que dans quelque prison Quand l'accès au rivage mènera au tombeau Quand l'air de la montagne sera... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 18:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 décembre 2016

La source

La source Dans sa tête trop vide certains jours trop arides Ne dansent plus les fées au bal de ses pensées C'est un brouet trop clair pour son âme avide De produire des vers en guise de trophées. Alors la tête basse il prend entre ses mains Ce crâne inutile aujourd'hui il est vain Que d'écrire ces mots et enchaîner ces phrases Qui parfois en naissant le conduisent à l'extase. Leçon d'humilité pour le pauvre poète Qui nourrit l'illusion de conduire la fête Qui croirait bien à tort qu'il gouverne sa tête Et que sa poésie est... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 18:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 décembre 2016

Le bel amour

Le bel amour Les jolies pirouettes que font les demoiselles Quand elles sont grisettes et ne jouent les pucelles Quand elles nous aguichent de leurs rires moqueurs Et invitent à des jeux où ne joue pas le cœur. Qu'on soit jeune ou vieux on s'y laisse bien prendre Car la vie est si courte que tout est bon à prendre En attendant ce jour, s'il arrive un jour Où on jouera enfin au grand jeu de l'amour. Alors on tremblera que de ne plus la voir Alors on gémira sous un cruel regard Alors on errera même un peu hagard En attendant un... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 18:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 décembre 2016

Un et un ça fait mieux

Un et un ça fait mieux Tu vas tout seul ta route ivre de liberté Mais t'as parfois des doutes, mais que veux-tu en fait Tu as choisis sans doute de faire ce qui te plaît Mais dans ta vie écoute ce qui te manque en fait. Avec qui partager les moments de bien-être Avec qui regarder le monde à sa fenêtre Avec qui échanger des mots d'amour peut-être Avec qui décider de faire un petit être ? Il suffit simplement de poser la question Pour comprendre le manque au fond de ses passions Pour deviner combien tout est exacerbé Des... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 18:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 décembre 2016

Quel changement ?

Pour quel changement ? Tous les jours on proteste contre ce qui est constant Tout les jours on appelle un profond changement Pourtant nous sommes tous, oh combien attachés A tout ce que l'on aime, on ne veut rien changer. Changement pour les autres pour qu'ils fassent autrement Permanence pour nous, conservons ce qui est Les autres ont tout faux il leur faut adopter Tout ce qui nous arrange, vraiment il est grand temps. Mais c'est tout ce qui change qui nous rend si inquiets S'Il faut que nous aussi on change ça ne nous sied ... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 18:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 décembre 2016

Un jour une chenille

Un jour une chenille... Un jour une chenille naquit dans un cocon Elle sortit bien vite de cette jolie prison Elle vit autour d'elle beaucoup d'autres comme elle Qui se précipitaient hors de cette nacelle. Une faim dévorante s'empara alors d'elle Et elle du ramper comme elle n'avait pas d'ailes Grimper en haut des tiges pour dévorer des feuilles Et se mettre à grossir de cette vie qu'on cueille. Un beau jour tout s'arrête elle ne contrôle rien Tout soudain elle secrète des fils et mille liens Qui tissent autour d'elle comme une... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 18:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]