La voix de nos oracles.
L’ouragan a soufflé dévastant la contrée 
Plus un arbre ou un toit n’ont été épargnés 
Des débris sont partout dont le sol est jonché 
Pourquoi tant de colère, par la terre, exprimée ?
Tout sera reconstruit encore cette fois
Tant que tous ces peuples garderont cette foi
Accepteront de vivre avec cette menace
Dont ils ont jusqu’alors effacé toute trace.
Est-ce fatalité que cette catastrophe
Est-ce pour vivre ici la rançon à payer ?
Vivre au pied d’un volcan ou bien d’un océan 
À portée de leurs rages depuis l’aube des temps ?
À croire qu’il n’y a plus d’abris sûrs dans les terres
Entre la mer qui monte, les tremblements de terre
Les cyclones terribles, les immenses incendies
La sécheresse longue ou bien les tsunamis.
Les plaines inondées, les déserts qui progressent
La fonte des glaciers, el Nino qui agresse
L’arrivée des moustiques et de nouvelles fièvres 
La terre des ancêtres n’est déjà plus qu’un rêve.
C’est à quand notre tour, nous qui sommes au spectacle
Quand écouterons-nous la voix de nos oracles ?
Quand croirons nous enfin, ce que nous dit la science
Quand de ce qui se passe, prendrons nous bien conscience ?
Regardez notre monde et ceux qui le gouvernent
Partout on a porté des aveugles au pouvoir 
Quand ce ne sont des fous gorgés de balivernes
Qui refusent des faits que pourtant tous peuvent voir.
Pierre-Jean BOUTET 
cambredaze.canalblog.com