À travers les barreaux...
Le crime le plus grave c’est de tuer l’espoir
Cet oiseau dans sa cage qui rêve de voler.
A travers les barreaux, il imagine voir
Un monde où s’ébattre en toute liberté.
Lorsqu’on ignore tout de ces temps à venir
On peut vivre au présent, sans penser l’avenir
Le présent n’est voilé par l’ombre projetée 
D’un futur trop chargé de choses empoisonnées.
Longtemps à une idée s’est accrochée l’espoir
Quand c’était au progrès que tous on voulait croire
Quand tout semblait pouvoir et indéfiniment 
S’améliorer toujours pour nos propres enfants.
À un présent trop lourd, on opposait l’après 
Tout ira mieux demain, c’est ce qu’on se disait
Quand les temps étaient durs qu’on connaissait la poisse
On pensait que demain libèrerait l’angoisse.
Tout hélas a changé quant à ces perspectives
Le présent est meilleur que tout ce qui arrive
L’horizon est borné par des choses terribles
L’espoir a disparu quand il n’a plus de cible.
Pierre-Jean BOUTET
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