Ignorer le plongeon
Car nous vivons c’est sûr tous nos derniers printemps
Quelle que soit l’issue que connaîtra l’enfant
Nous vivons à présent tous nos derniers printemps
En doutez-vous pourtant, mais pas pour très longtemps.
Nous sommes à la veille tous de la fin des temps
Je ne vous parle pas de celle qui nous attend
La mort est naturelle même si elle prend son temps
Je vous parle de la fin pour tous en même temps
Que l’on soit un vieillard, que l’on soit un enfant
Qu’on soit riche ou pauvre ça n’est plus important
Je vous parle hélas de nos derniers printemps
Quelle que soit l’issue, il n’y aura plus d’enfant.
Nous ne voulons rien voir en dépit de ces signes
Nous préférons chanter et le vin et la vigne
Nous ne pouvons pas croire qu’il y ai une fin
Nous ne voyons aveugles quel est notre destin.
Jusqu'au dernier moment vivre nos illusions
Même à deux pas du gouffre, ignorer le plongeon
Nous vivons tous pourtant les tous derniers printemps
D’une humanité qui n’aura fait qu’un temps.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com