Dérisoire est ma tâche.
Bien sûr que je préfère les chansons optimistes
Celles qui nous rappellent tous les moments de joie
Pour sûr fort je m’en veux d’être pourtant si triste
Car je sais les tempêtes où mes espoirs se noient.
Comme vous me délecte des rires des enfants
D’une main sur ma peau et du chant des oiseaux
En place d’arc en ciel, bien de nuages sombres
S’accumulent et tant que n’en connais le nombre.
Chaque matin nouveau brille un nouveau soleil
La terre compte encore mille et une merveilles 
Mais je sais que bientôt rien ne sera pareil
N’entendez-vous l’alarme qui sonne à mes oreilles ?
Comprenez lors pourquoi ma poésie s’entache
De ces dangers qui viennent, de toutes ces menaces
Limité est mon cri, dérisoire ma tâche 
Pourtant je dois écrire tant pis si je vous lasse.
Bien trop de Saint Simon qui ne croient que s’ils voient
Les signes sont partout pour vous comme pour moi
Plutôt troupeau d’autruches qui ne veulent y croire
De peur que ne s’envolent pour toujours leurs espoirs.
Pierre-Jean BOUTET
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