Banderilles.

Ce n’est pas tous les jours parfois je capitule
Ou plus exactement c’est vrai que je recule
Plus par prudent réflexe que par savant calcul
Devant cette bêtise que les hommes accumulent.

C’est comme s’ils plantaient mille et une banderilles
Dans ma chair trop sensible où bien sûr elles se vrillent
Quand cela va très loin que c’est plus que bisbilles
J’ai la larme à l’œil et voyez comme il brille.

Quand l’homme se comporte comme un vrai vandale
Qu’il hurle avec les loups et forme ses cabales
Je n’ai plus su une envie c’est partir en cavale
Plutôt que partager ces propos qu’il avale.

Pourtant n’ont-ils appris comme moi à l’école 
Que seuls les écrits restent, les paroles s’envolent
J’aimerai leurs propos emportés par Eole
Et leurs mauvais desseins bien enfouis dans le sol.

Pourquoi faut-il ainsi qu’ils fouillent les poubelles 
Pour trouver des idées hideuses et cruelles 
Alors que la colombe à mes yeux est si belle
Que je veux m’envoler comme elle à tire-d’ailes.

Pierre-Jean BOUTET
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