Pris pour des cons.
Nous aurait-on pris pour des cons
Ou pire pour des béjaunes ?
Ils veulent alerter Macron
Tous ceux appelés gilets jaunes
Celui qui croit que la nation
Ne doit rien sinon aux champions
Celui qui écrit révolution
En nous traitant comme des pions.
Si l’on est bien en République 
Qu’on croit encore aux mots magiques 
De liberté, égalité 
Et aussi de fraternité,
Nous 
On doit se tenir par la main
Façon d’affronter des demains
De pas laisser sur le côté 
Les fragiles et les mal notés.
C’est un appel ce qu’il me semble
Qu’on doit rester bien tous ensemble
Qu’il n’y a pas que des patrons
Pour vivre bien à la maison,
J’en connais pourtant eux qui savent
Certes entraîner mais partager
Maintenant bien trop d’entre eux se gavent
Et nous mettent tous en danger.
Président cessez ces beaux gestes
Que vous adressez aux puissants
Occupez vous de nous du reste
De ceux qui n’ont autant d’argent.
Alors si quelques gilets jaunes
Vous font rire peut être jaune
Entendez avant tout leur cri
Ils vous disent on existe aussi.
Nous appartenons à ce peuple
Qui certes n’a pas de beaux meubles
Mais qui chaque jour sur la meule
Met ce qu’il a et pour ça gueule.
Petits ruisseaux que nos impôts 
Qui ajoutés font un magot
Qui ne profite au populo
Pas plus qu’à des gestes écolos 
Mais vont grossir encore les riches
Ceux qui avec cet impôt trichent
Mais vont gaver tous ces puissants
Desquels vous semblez le servant.
On vous demande pas grand chose 
Que vous fassiez enfin la pause
Que vous cessiez de nous pomper 
Les vaches à lait sont fatiguées.
Pouvez vous un peu nous surprendre
En arrêtant de tant nous prendre
C’est aux très riches qu’il faut tendre 
Votre sébile sans attendre.
D’autres nous ont pris pour des veaux
La France est un vrai écheveau 
Un citoyen sait ce qu’il vaut
Même modeste deux-chevaux,
On est prêt à tout vous donner
Mais pas à être abandonnés 
Mettez donc dans vos beaux projets
Bien plus de solidarité,
Si les efforts sont répartis 
Pas comme c’est aujourd’hui
Où les seuls qui en ont pâti
Sont d’entre nous les plus petits,
Si c’est enfin avec justice
Si vous n’apparaissez complice
Que vous prenez des décisions
Qui ne profitent pas qu’aux patrons
Alors sans doute les gilets jaunes
Cesseront même d’exister
Et si toujours vous riez jaune
Ce ne sera pas de leur fait.
Pierre-Jean BOUTET