Démarrage.
Petit matin quand blanchit l’aube 
Pour certains c’est l’heure des laudes
Je me déplie partout ça coince 
Où est le temps où j’étais mince ?
Mon corps se meut et il proteste
Je ne vous parle pas du reste
L’âge est là et sans conteste
C’est bien contre lui que je peste.
Si vous n’en savez les contraintes
Vous ne comprendrez ma complainte
Je ne veux susciter vos craintes
Sur cette vie que j’ai dépeinte.
Après un temps de mise en route
Bien traversé de quelques doutes
En raison de ce qu’il me coûte 
Je suis prêt à casser la croûte,
Un bon café, des céréales
Et déjà bien moins fort il râle 
La carcasse un peu s’étale 
Tandis que tout cela j’avale.
Je vais traîner encore un peu
Le temps d’être encore un peu mieux 
Puis j’irai habiller le bougre
Il faudra bien qu’enfin je bouge.
Mais avant un brin de toilette
Pour effacer quelques stigmates
De ceux que laissent sur ma tête 
La nuit lorsque la chair est flasque.
J’apparaîtrai plus présentable 
Avec mon air toujours affable
Tout le monde me croit capable
De renverser encore les tables.
Pierre-Jean BOUTET
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