Tiraillé.
Qui n’est pas tiraillé aux risques de souffrances
Entre deux fortes envies sans en avoir conscience
Celle de ressembler quand même à ses semblables
De s’en différencier si on en est capable ?
C’est là le drame humain dans sa contradiction
Dire aux uns je t’aime car tu es un peu moi
Dire aux autres sa haine, de toi je ne veux pas
Rechercher ses pareils, mais ne pas être un pion.
Défendre sa famille, sa tribu, son pays
Mais penser l’étranger comme un ennemi
Mais pourtant n’hésiter de l’avoir pour ami
Dès lors que l’on s’installe là où il est chez lui ?
Quel étrange animal nous portons tous en nous
Souvent un peu grégaire, voire lâche et mou
Lorsqu’il est en paix et mange à sa faim 
Mais oh combien cruel, menacé, il devient.
Et pour nous reconnaître nous portons des manteaux
Qu’on dit identité mais tout ça c’est des mots
Le manteau de la race, celui des religions
Le manteau de la classe, ou de notre région
Mais la seule qui vaille lorsque nous sommes nus
Celle que la science a seule reconnue
C’est notre identité humaine la même sur ce globe
Celle que nos gènes partout chacun englobent.
Saurons nous oublier nos pensées suicidaires
Qui nous font quereller en tous points de la terre
Il n’y aura de vainqueur que si l’humanité
Se retrouve unie devant l’adversité.
Pierre-Jean BOUTET
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