Pas facile à dompter, l’hippopotame !
Elle était annoncée comme vraiment facile
Quelques pas à fournir de façon très tranquille
Certes elle a commencé ainsi que annoncée 
Par la jolie descente dans l’étroite vallée 
Que dis-je une vallée plutôt une rigole
Taillée par un cours d’eau dans la roche trop molle
Traçant un long sillon oui vraiment très profond
Au milieu du plateau sans qu’on en ait soupçon.
Sur un chemin étroit qui court contre le flanc
D’un Mont au nom curieux dit de l’hippopotame 
Rangés en file indienne, moins d’hommes que de femmes
Nous cheminons ensemble en devisant gaiement.
Tout au fond de ces gorges humides et ombragées 
Maints champignons y poussent que l’on ne peut manger
Sous nos pas, enterrée la canalisation
Que les hommes ont placée pour irriguer des champs.
Nous gravissons ensuite le dos un peu pentu
De notre hippopotame, sous un ciel très voilé 
A mi-chemin on pause pour enfin déjeuner 
Assis on se restaure, splendide est la vue.
Nos forces un peu refaites, on part pour le retour
La piste est tracée tout en haut de la croupe
Mais à un carrefour hésite un peu la troupe
Est-ce le bon chemin, ou est-ce un détour ?
On dévale alors de terrasse en terrasse
Un sentier très jonchés de branches et de pierres
Jusqu’à ce cul de sac, où il n’y plus de passe
On doit tout remonter, ça proteste derrière.
On retrouve la piste, certains sont harassés 
Deux groupes se séparent alors pour mieux rentrer
Les uns vont aux voitures par le tracé qui montent
Les autres vont au col, où tous on se rencontrent.
Bien qu’un peu fatigués tous sont vraiment contents
De cette randonnée qui a duré longtemps
Riant en pensant que pas facile à dompter
Que cet hippopotame, avec lui faut compter !
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com