Ma tendre aimée.
A l’avril de tes lèvres, je bois tous mes printemps
A l’aube de tes rires, je suis si frémissant 
A l’encre de tes yeux, j’écris bien des poèmes
A l’ancre de tes reins, je pose des je t’aime.
Au son de tes chagrins, j’efface un peu ta peine
Aux élans de ton coeur, je réponds tu es ma reine
Au fond de tes soupirs, je vais chercher ces graines
Qu’au champ des souvenirs, je jette et je sème.
Aux envies qui te prennent, j’offre tous mes pouvoirs
Aux soucis qui te viennent, j’oppose mes vouloirs
Aux projets que tu mènes, j’associe mes savoirs
Aux noces que tu aimes, je cède tous les soirs.
A l’éclat de tes yeux, je tombe sous leur charme
Aux sourires câlins qui toujours me désarment
A l’appel de tes bras, je rends toutes mes armes
A tes airs contrariés, me viennent quelques larmes.
Aux regrets que tu as, j’efface leurs méfaits 
Aux espoirs qui te portent, j’en appelle aux fées 
A l’amour qui t’enflamme, je fournis son bûcher 
Tu es plus que ma femme, tu es ma tendre aimée.
Pierre-Jean BOUTET
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