Famille.
J’entends encore ce cri, familles je vous hais
Qu’a pu pousser jadis un homme très blessé 
Qui au sein de la sienne, n’a jamais pu trouver
Confiance ou affection et l’a dû rejeter.
Est-ce alors une chance que j’aime tant la mienne
Celle qui m’a aimé, autant que m’en souvienne
Celle qui a changé au fil des jours qui viennent
Qu’est-ce donc ce qui fait, qu’autant fort j’y tienne ?
Elle est comme beaucoup composée de personnes
Toutes forts différentes, dispersées comme atomes
Dont la vie est très pleine, qui sont très occupées 
Mais qui trouvent le temps, de bien se retrouver.
Qu’importe le prétexte, décès, anniversaire
Naissance d’un enfant ou bien la crémaillère
La famille accourt pour fêter cet instant
Et pour se retrouver, tout le monde est content.
Les destins s’entrecroisent, l’espace d’un moment
On s’embrasse, on se cause, on s’aime chaudement
Les enfants y grandissent, entourés de confiance
Et sauront à leur tour, recréer cette ambiance.
Bien sûr qu’il y a des drames, qu’il y a des branches mortes
Que certaines personnes vont quitter la cohorte
Mais il reste un noyau, stable et irréductible
Colonne vertébrale de ce groupe invincible.
J’aime moi m’y plonger, dans ces bains de famille
Je m’y sens bien chez moi à ma place, tranquille
Avec mes frères et sœur, mes enfants et mes nièces 
Belle sœur et neveu, aussi tant d’autres pièces.
C’est famille que j’aime, sans réserve ni doute
J’espère pour longtemps, accompagner sa route
J’espère que ses bras s’étendront bien encore
Pour bien fortifier et son âme et son corps.
Pierre-Jean BOUTET
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