Ton chemin.
Le vent est venu hier, me dire à l’oreille
Qu’il y a quelque part, une femme qui veille
Pour faire que mes nuits ne sont jamais pareilles
Et qu’il est bon, encore, le raisin de la treille.
La rivière m’a dit ne baisse pas les bras
Sur les os du destin tu trouveras du gras
De celui que l’on aime, hors de tout embarras 
Grâce à qui la vie glisse comme le Niagara.
Un nuage qui passe, m’a dit vient avec moi
Vient faire ce voyage encore une fois
Tu as de la ressource sur ta coque de noix
Tu peux aller plus loin, que tout ce que tu crois.
Sous mon pied un caillou a crié continue
Le temps des derniers jours n’est encore venu
La route reste ouverte, même à ton corps chenu
L’aventure est possible, et rien n’est convenu.
Dans le ciel les étoiles ont ricané, je crois
En disant mon ami, suis ton chemin, ta voie
Car il en est de pire d’après ce que l’on voit 
Ton chemin est de roses, et non chemin de croix.
Pierre-Jean BOUTET
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