C’est une aile d’oiseau.
C’est une aile d’oiseau qui bat au ralenti
Faisant mille remous, dans un air suspendu
C’est un banc de poissons, qui bat comme un coeur
Au rythme des attaques, de dauphins batailleurs
C’est une aile d’insecte, veinures délicates
Couleur de parchemin, et rayons écarlates 
Ce sont d’une fougère, les contours découpées 
Qui projettent leurs ombres, sous un soleil d’été 
C’est les franges d’écume, d’une vague oubliée 
Qui s’en vient là mourir, sur la plage isolée 
Et les éclaboussures, sur les rochers mouillés 
D’une fraîche cascade, au cœur de la forêt,
C’est une lèvre humide, et chaude, et gonflée 
Qui s’en vient sur la joue, déposer un baiser
Un battement de cil, de paupières baissées 
La caresse timide, d’une femme qui naît,
C’est une odeur subtile, de jasmin et vanille
Qui flotte dans la brise, sous la pauvre charmille
C’est le souffle un peu chaud, de la brise de mer
Qui lève les rideaux, d’une chambre en plein air,
C’est la fleur généreuse, aux pétales charnues
Qui invite nos corps, à se mettre à nu
C’est cet air que nous joue, le piano mécanique 
Qui appelle l’abandon, à nos jeux érotiques.
Ce sont les oreillers, le lit dont les draps baillent
Qui seront pour l’amour, notre champ de bataille
La pluie de fin du jour, viendra lécher nos peaux
Quand nous aurons enfin, retrouvé le repos.
C’est la vie qui palpite, partout autour de nous
La vie qui nous invite, à jouir de tout, de nous
La merveilleuse pièce, dont nous sommes acteurs
Si nous en acceptons, les règles du bonheur.
Pierre-Jean BOUTET
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