Il sourit toujours.
Il nous sourit toujours, d’un air si innocent
Vous devez me comprendre, vous êtes des braves gens
Si vous m’avez élu, en un mot comme en cent
C’est que vous les vouliez, tous ces grands changements.
Vous avez comme moi, compris que notre France
Est oh combien grippée, par trop de convenances
Elle a trop de verrous, pour inspirer confiance
Aux bons investisseurs, aux rois de la finance.
Je m’en vais tout changer, et ce par pans entiers
De tout ce qui faisait, cette France immobile
Voyez j’ai commencé, et j’ai bien travaillé 
Les emplois de demain, ils sont bien plus fragiles,
Notre éducation, n’est plus à la hauteur
Elle manque d’argent, elle doit en prendre ailleurs
Les intérêts privés, viendront avec bonheur
S’il n’y en a assez, l’étudiant est payeur.
Nos transports ferroviaires, commencent à dérailler
Le statut cheminot, il me faut le railler
C’est demain le privé, qui viendra y grailler
Pour ça j’ai l’intention, de bien y ferrailler.
Notre fonction publique, est toute de grandeur
Elle aussi mérite, des réformes d’ampleur
Bien trop de fonctionnaires, si mal payés d’ailleurs
Ces services publics, ne le sont pas ailleurs.
Votre santé aussi, sachez qu’elle m’intéresse
C’est un beau gisement, qu’on appelle l’or gris
Investir dans l’Ephad, cela a certes un prix
J’en connais qui salivent, devant tant de richesses.
Vos impôts sont le nerf, qui sauvera la France
Je suis un grand expert, faites moi donc confiance
J’en connais qui y perdent, les retraités moroses
Mais les capitalistes, voient l’avenir en rose.
Je marche sur deux jambes, dont l’une est de bois
Je sais combien je boîte, qu’à présent ça se voit
Je suis le président, des français de tous bords
Mais des forts et des riches, je le suis d’abord.
Pierre-Jean BOUTET
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