L’orgueil
L’erreur serait de croire, qu’elle s’arrête un jour
C’est une vis sans fin, qui mouline ses tours
Elle qui nous entraîne, dans des cycles semblables
Laisse derrière nous, des traces dans le sable,
Quel orgueil de penser, que nous jouons un rôle 
La pièce est jouée, comme cela est drôle 
Depuis l’aube des temps, par des acteurs aveugles
Qui croient tous à leur tour, que leur vie est la seule.
Quand on pourrait songer, à bien s’y accrocher
Se laisser emporter, au gré des rotations
Espérant dépasser, celles que nous accorde
Un destin qui ne joue, que sur les mêmes cordes.
Il faudrait à la fois, se couler dans son rythme
Et un peu lâcher prise, se laisser emporter
Un peu comme le fait, le vers avec la rime
Dans une parenthèse, qu’on voudrait enchantée.
Je n’essaie plus jamais, de retenir l’instant
Je me laisse entraîner, plutôt dans le courant
Jouissant chercheur d’or, de ces quelques pépites 
Que la vie nous accorde, avant d’être en fuite.
L’erreur serait de croire, qu’elle se soucie de nous
Pas plus que la rivière, qui roule dans ses flancs
Les poissons ou le bois, portés par les courants
Comme autant de fétus, indifférente à tout.
Quel orgueil de penser que nous y avons prise
Que nous pourrions narguer ce destin implacable
Parfois notre puissance, si risible nous grise
Nous nous croyons des dieux, dans notre vie de sable.
Pierre-Jean BOUTET
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