En joyeux camarades
Quelle est donc l’émotion, qui loin m’emportera
À quelle émotion, vais-je donner le la ?
Le poète est ainsi traversé, transpercé 
Qu’il finit par choisir, laquelle va le bercer
Tour à tour ce sera s’il est gai, de la joie
Mais soudain, voyez-vous, la nostalgie est là 
Puis son coeur d’amadou, va flamber tout d’un coup
Avant que la tristesse ne le mette à genou.
Il va s’émerveiller d’un coucher de soleil
Comparer le printemps, à la lune de miel
Puis il va s’effrayer, ou se mettre en colère 
Quand la folie des hommes, règne fort sur la terre.
Sur un air de tango, il s’envole en musique
Avant de trébucher, sur des destins tragiques
Avec les oiseaux, il voit tout de très haut
Mais a l’instant d’après, le nez dans le ruisseau.
Il n’est qu’un instrument, qui joue les porte-voix
Chevauchant son manège, et ses chevaux de bois
Ses vers sont des cerceaux, qu’il pousse devant lui
Pour capter l’attention, et tromper son ennui.
Parcourez ces chemins, auxquels je vous invite
C’est tout l’amour du monde, qui souvent les habite
Prenez quelques instants, entendez ma ballade
Et accompagnez-moi, en joyeux camarades.
Pierre-Jean BOUTET
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