L’épée de Damoclès.
Une grande envolée qui se perd en silence
Un grand cri de fureur que personne n’entend
On n’est jamais si seul qu’au cœur de ce qu’on pense
On n’a jamais le cœur, quand le malheur vous prend.
Où sont donc les couleurs qui se sont envolées ?
La tristesse les prend, elles les a volées 
Où sont passés les rires, ils se sont tous éteints
L’ombre s’est abattue, effaçant tout entrain. 
De la lumière à l’ombre, il suffit d’un clin d’œil
Pas même une seconde pour qu’advienne le deuil
De tout ce qui faisait le sel de l’existence 
De tous ces petits riens, dont on n’avait conscience.
Qui décide là-haut, de ces sautes d’humeur
Qui joue avec nos vies, comme un cruel voleur
Qui de notre insouciance, fait tristes confettis
Qui tourmente nos sens, et nous rend si petits ?
Ce sont les cris muets que personne n’entend
Des détresses infinies depuis l’aube des temps
Des histoires oubliées, effacées et pourtant
Ce sont les vies brisées, de tous les pauvres gens.
Où trouver le courage d’affronter le présent 
Quand l’avenir répond aux abonnés absents ?
Où trouver la ressource de sourire à nouveau
Quand chaque jour apporte d’autres pleurs à gogo ?
Le regard sur la vie dépend bien de ces choses
Selon qu’elles sont douleurs ou qu’elles sont lit de roses
L’épée de Damoclès pourra ou non s’abattre
Sur nos vies de papier où tous on vient s’ébattre.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com