Le pire et le bon
Inquiète comme un oiseau, s’agitant sur sa branche
Guettant autour de lui, les dangers qui menacent
Aussi vive qu’une truite, remontant le courant
Dont on voit par instants, les reflets vif argent,
Aussi légère que grain, balloté par les vents
Ou fleur de pissenlit dans les airs s’envolant
Fugace comme l’est, l’hirondelle au printemps 
Lorsqu’elle virevolte, dans son ballet changeant,
Colorée, chamarrée comme aile de papillon
Mais fragile aussi comme l’est un flocon
Joyeuse et souriante, envoyant ses rayons
Nous sommes tournesols, pour cueillir sa chanson.
Pesante comme enclume, qu’on peine à soulever 
Dont le poids lourd s’imprime, sur le sol écrasé 
Sévère comme la bise et son souffle glacé 
Qui pénètre les os, parfois à les briser
Douloureuse la plainte, qu’elle tire souvent
De ceux qu’elle a mordu, et parfois jusqu’au sang,
Obscure comme au fond du four d’un boulanger
Dont la porte serait, résolument fermée,
Privée de tout espoir, sans lendemains qui chantent
N’offrant à chaque jour, que des peines écrasantes 
Sinistre et bien sombre, envoyant ses démons 
Nous sommes en enfer, quand c’en est la saison,
La vie n’est que contraste et que contradictions
Elle est bonheur immense ou bien malédiction
Elle offre joie intense ou inflige affliction
La vie donne au hasard, le pire et le bon.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com