Vertiges
Regarde au fond de toi, à avoir le vertige 
Peut être y verras-tu, comme chardons sur tiges,
La colère et la peur, hérissées de piquants
Qui poussent en sourdine et toujours t'irritant.
Ce malaise sournois qui souvent t'envahit
Cette gêne que tu sens, parfois en toi planer,
C'est de la qu'elle vient, et c'est là qu'elle naît.
Pose-toi la question, qui me menace ici ?
Tu redoutes tant de choses, quant à ton avenir
Tu as tant de questions, que tu veux retenir.
Tu cherches explications, faciles à venir
Et des boucs émissaires, si faciles à haïr.
Regarde autour de toi, qui accable les hommes,
Sinon tant d'autres hommes, qui font bien partout comme
Font ainsi bien trop d'hommes, depuis la nuit des temps,
Piller, voler, tromper, leurs semblables en tous temps.
A présent c'est la terre qui subit sa violence
Sous son avidité et sa triste inconscience.
Elle ne peut plus fournir et faire résilience 
L'homme épuise ses ressources, et bientôt sa patience.
Regarde au fond de toi, à avoir le vertige
Tu pourras bien y voir comme roses sur tiges.
L'amour, la tolérance en bourgeons impatients
Que tu pourrais faire éclore, quel pari épatant !
Toute cette énergie, que tu contiens en toi
Que tu sais exprimer dans l'intérêt des tiens.
Mets la donc au service des objectifs du bien
Et va casser le cycle, violence et désespoir.
Mets fin à l'ignorance, mère de ces pulsions
Qui mènent droit les hommes à leur perdition.
Maintenant que tu sais que amour et partage
Sont des guides porteurs de biens meilleurs présages.
Pierre-Jean Boutet
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