Ondes.
Les marins de toujours voguent partout sur l’onde
Pour pêcher, commercer et parcourir le monde
Ils se plient aux caprices des courants et des vents
Pour glaner des ressources dont les gens sont friands.
Combien de sacrifices pour leurs vies de famille
Et combien de grands risques quand le bateau vacille
Ils courent sur le dos des mers et océans 
Dont on sait qu’ils avalent les marins trop souvent.
Il leur faut affronter cette masse liquide
Ces ondes capricieuses où la mort est livide
Que la route est longue, que le progrès est lent
La vue est monotone et le temps bien changeant.
Aujourd’hui par millions des marins immobiles
Naviguent sur des ondes de façon trop faciles
Des ondes qui voyagent à présent jusqu’à eux
Qui viennent sans effort tout porter à leurs yeux.
Des ondes si rapides qu’elles semblent obéir 
À leur moindre caprice du doigt ou de la voix
En place de l’océan, on ne voit qu’un écran 
Où s’affiche des rêves ou des actes marchands.
Les marins d’autrefois les vivaient dans leurs corps
Tous leurs plus beaux voyages exigeaient des efforts
L’internaute aujourd’hui les vit dans sa tête
C’est dans l’immatériel que se font ses conquêtes.
Pierre-Jean BOUTET
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