Pas même une seconde.
J’ai perçu dans ton coeur la subtile fêlure 
Que le doute insinue comme une vraie blessure
Quand tu crois que j’ai pu connaître une aventure
A notre roman d’amour faire quelque rature.
Je puis poser mes yeux sur bien d’autres beautés 
Sans pour cela trahir la seule vérité 
Car tu es bien la seule de toute éternité 
Pour laquelle il bat mon coeur et tout entier.
Que ton regard se trouble de larmes retenues
Pour des serments tu crois que je n’aurais tenus
Sais-tu que je ne veux aucune inconnue
Dans l’amour qui nous lie et nous porte aux nues.
Je ne saurai penser pas même une seconde
Qu’il puisse y avoir une autre dans ce monde
A qui me consacrer l’espace d’une ronde
Jamais crois-moi mon esprit ne vagabonde.
Que tes lèvres frémissent de sanglots étouffés 
Pour des rumeurs fielleuses que l’on t’aurait soufflées 
Sais-tu que les jaloux je voudrai étouffer 
Pour se pendre à ton cou, je crois qu’ils ont tout fait.
Je n’ai pas d’intérêt pour quiconque que toi
Jamais il n’y en aura une autre sous mon toit
La vie que j’ai choisie, c’est entre moi et toi
Sèche donc tous ces pleurs, et viens tout contre moi.
Pierre-Jean BOUTET
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