Météore.
D’abord vous ai connu, sous le prénom d’Henri
Votre voix haut-perchée résonnait comme un cri
J’ai mis un bon moment maintenant je l’avoue
À saisir le talent que vous aviez en vous.
Vous faites bien parti de ces gens las si rares
Qui à peine arrivés sont par là vie barbare
Enlevés bien trop tôt à tous ceux qui vous aiment
Météore fulgurant au milieu de nos peines.
À l’image d’Achille vous fûtes un héros
Qui connut bien la gloire mais parti bien trop tôt 
Votre talon à vous ce fut l’hélicoptère 
Qui s’écrasa pourquoi ? Ce jour en plein désert.
Vous serez à nos yeux cet éternel jeune homme
Dont les chansons non plus n’ont pris aucune ride
De vos textes sublimes nous demeurons avides
Vos chansons ne sont pas mortes en terres arides.
Vous étiez généreux autant qu’il est possible
Comme si vous saviez que le temps est compté 
Votre vie apparaît à nos âmes sensibles
Comme un conte de fée qui s’est mal terminé.
Pierre-Jean BOUTET