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Lepic Tarbésou
Derniers beaux jours d’automne sous un soleil radieux
Ne pas perdre de temps, en profiter au mieux
Nous voilà donc partis pour marcher un moment
Quelque part dans l’Ariège en pays Donezan.
La route est sinueuse par dessus la station
Qui nous mène au départ, au col qui a pour nom 
Il s’appelle Pailhieres d’où la vue est bluffante
Arrivés tout en haut on la trouve épatante.
Quand nous sommes partis nous n’avions point de neige
Mais ici abondante elle pourrait être un piège 
Car notre équipement ne comprend pas hélas
Les raquettes qu’il faut pour maîtriser la glace.
Nous nous contentons donc de nos pauvres crampons
Ou bien de nos semelles quand point nous n’en avons
Le temps reste au beau et nous gravissons donc
La pente en douceur qui nous mène au Mont.
Les choses se compliquent et je m’arrête donc
Les femmes courageuses empruntent mes crampons
D’arriver au sommet elles ont l’intention
Mais au vu du danger elles renonceront,
Elles ont  gravi quelle détermination 
Les pentes verglacées avec précaution 
J’avais, je vous l’avoue, un peu d’appréhension 
Les voir revenir saines et sauves c’est bon.
Face au panorama, au spectacle grandiose
Nous avons déjeuné pour prendre notre pause
On s’en est retourné en suivant bien la piste
Une voie plus facile alors on ne résiste.
Parvenus lors au col nous sommes intrigués 
Par la rangée étrange de cylindres de pierres
Nous apprenons en fait qu’ils sont là pour marquer
Le passage à suivre pour ne pas trop se perdre
En plein cœur de l’hiver, et par gros temps de neige
Ce sont les seuls repères qui encore émergent 
Ils portent la mémoire du passage vital
Qu’était aux temps jadis cette voie commerciale.
Derniers regards jetés sur autour les sommets
Les jours sont bien plus courts il est temps de rentrer
De n’avoir pas vaincu ce jour le Tarbésou
Nous n’avons de regrets car c’aurait été fou.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com