Paradis perdu
Ou bien un lent déclin ou une apothéose 
Quelle sera sa fin, quelle en sera la cause,
L’humanité détient dans ses mains la réponse 
Elle l’a donnée je crains, tant je vois qu’elle renonce.
Tant d’actions mémorables , tant d’œuvres admirables
Pourtant d’autres minables et du pire capable
L’humanité n’est une, elle n’est que contraste
Ses jours sont souvent sombres, il y en a de fastes.
Ses peuples n’ont compris qu’ils font tous fausse route
À n’accorder de prix qu’à leur propre destin
Trop peu ont pris conscience et n’ont plus aucun doute
Que leurs sorts sont liés, qu’il faut unir leurs mains.
Si l’on croit aux tendances et à l’état des lieux
Elle penche la balance pas vers ce qui est mieux
Bien trop vite elle change la nature partout
Et de plus en plus fort en criant qu’on est fous.
Une génération, ou bien deux, ou bien trois
Pour voir ainsi venir la chaleur ou le froid
Pour regretter alors les yeux remplis d’effroi
Le paradis perdu qu’on avait autrefois.
Pierre-Jean BOUTET