Crépuscule 
Dans le jour qui décline le ciel prend des couleurs
Accrochant aux nuages les tous derniers rayons
Leurs teintes orangées sont toutes en douceur
En plage alternées d’azur et vert profond.
Les crêtes se découpent comme en ombres chinoises
Sur la nappe étalée sur les cieux éclatants
Le temps semble en suspens comme le jour pavoise 
Jetant tous ses atouts pour ses derniers instants.
Voilà que tout s’apaise lorsque descend le soir
Quand bien des vies s’arrêtent d’autres aiment le noir
Les bois vont s’animer des présences furtives
De ces êtres nocturnes qui on le sait y vivent.
Je vais bientôt agir pour regarnir le poêle 
Allumer ce bon feu, me chauffer à sa flamme
J’irai la nuit tombée admirer les étoiles 
Et la lune d’argent pour laquelle me pâme.
J’irai ralentissant moi aussi déclinant 
Vers ce coucher paisible dont je sais qu’il m’attend
La tête et les yeux nourris de ce spectacle
Quand cède à la nuit le jour comme un miracle.
Pierre-Jean BOUTET
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