Pulsions
Une lèvre impatiente d'un baiser qui s'attarde
Une main sans pudeur qui son geste ne farde
Un corps déjà tendu vers une délivrance 
Un souffle retenu en toute impudence,
Lorsque nous nous aimons nous ne sommes nous mêmes
Nous sommes dans l'ailleurs là où nos sens nous mènent 
Des êtres primitifs, des êtres nus et bruts
Depuis la nuit des temps qui ont un même but.
Assouvir la passion dont nous sommes enflammés 
Vivre jusqu'à l'ivresse ses pulsions déchaînées 
Puis retrouver ce calme, cette petite mort
Qui valait que l'on fasse pour elle tant d'efforts.
Nous n'avons pas réglé cette dualité 
Combien elle nous contraint que cette société 
Dans ses codes imposés, nous sommes enchaînés 
Cela est nécessaire l'ont compris nos aînés.
La chose est acceptable quand elle est partagée 
Que le consentement est bien des deux côtés 
Alors pas de limites que celles qu'on se donne
À ses chaudes envies alors on s'abandonne.
Beaucoup cèdent pourtant à leurs envies bridées 
Incapables quant à eux de se bien contrôler 
Ils s'en prennent aux personnes qui ne peuvent accepter
De se voir reléguées au rang de simple objet.
D'une chose si belle quand on sait en user
Ils en font une action que l'on doit condamner
Tout geste ou parole en deviennent suspects
D'intentions trop coupables, chacun est soupçonné.
À ces petits enfants que l'on a effrayé 
En leur disant cochons, de ne pas se toucher
On leur a inculqué que c'était est un pêché 
Ils n'auront lors de cesse que de s'y adonner.
Ce n'est par l'interdit que l'on doit éduquer
Plutôt faire comprendre ce qu'on doit respecter
C'est comme dans un temple on n'y peut pénétrer 
Que lorsque l'on respecte ce lieu qui est sacré.
L'amour est une offrande à la vie qui nous brûle 
Réponse à sa demande, à ce feu qui consume
Mais comme toute offrande elle n'aura de sens
Celui qui la reçoit doit être consentant.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com