Les malheurs des autres
Paroles déchirantes qui sonnent dans le vide
Des appels à l'entraide lancés en terres arides 
Se porter au secours, aide à toute détresse 
Quels lauriers faudrait-il alors que on lui tresse.
Capable du meilleur en solidarité 
Accessible au pire, c'est notre humanité 
Un jour digne d'éloges, un autre de mépris 
La vie qui ne vaut rien, ou qui n'a pas de prix.
Partout sur la planète fleurissent les malheurs
Les uns dus à la terre, d'autres à nos erreurs
Quand ce n'est pas les guerres, ce sont d'autres horreurs
Ce n'est hélas sur toutes que saigneront nos coeurs.
Aux vues d'apocalypse, on tremble de terreur
Cadavres dans les rues, qu'on ne voit même plus
Enfants sous les décombres, sur nos espoirs des ombres
Enfants dans la famine, on n'en voit plus le nombre.
Sommes-nous des jouets agités d'émotions ?
Nos vies sont difficiles alors la compassion
C'est quand on a le temps ou le pouvoir d'en vivre
D'en avoir pour les autres, mais sommes-nous si libres ?
Quand ce n'est dans sa chair ou celles de nos proches
Qu'on ressent le malheur et qu'il s'abat sur nous
On se sent impuissants, au pire indifférents
D'autant que des malheurs il y en a tout le temps.
On envoie de l'argent pour calmer nos consciences
Bravo à ceux qui vont pour calmer les souffrances
Vers ces gens, ces humains frappés par l'impuissance
Devant les catastrophes et les guerres en tout genre.
Pierre-Jean BOUTET
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