Temps morts
Il y a de ces temps morts là où rien ne se passe
On y traîne son spleen aux semelles des godasses
On n'a rien à l'esprit qu'un ennui très profond 
Du vide ou du néant on a touché le fond.
Alors le moindre bruit au milieu du silence
Une mouche qui vole et dont on suit la danse
Un simple mouvement ou bien quelqu'un qui passe
Tout est bon à saisir pour troubler la mélasse.
Au risque d'étonner moi j'aime bien ces pauses 
N'avoir plus rien à faire j'avoue ça me repose
Faire le vide aussi de la moindre pensée 
Si ça ne dure trop, car ça peut oppresser.
Je meuble ces temps morts des idées vagabondes
Car en ces occasions chez moi sûr elles abondent
C'est le point de départ de rêves impossibles
Vers des destinations pour moi inaccessibles.
Croyez-moi ces temps morts sont un cadeau du ciel
Dans le cours de nos vies souvent artificielles
Un moyen d'échapper fut ce pour un instant
À la rumeur des jours qui gronde tout le temps.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com