Tout feu, tout flamme
Des quatre éléments c'est bien le plus ardent
Qu'il embrase ou qu'il brûle il le fait chaudement
Par sa flamme il consume dans un grand feu de joie
Nos masures et nos coeurs qui ne sont fait de bois.
Combien je le redoute quand il rugit dehors
Que dans ses rougeoiements moi j'entrevois la mort
Mais combien j'y aspire quand il remue mes sens
Confère cette fièvre qui fait bouillir mon sang.
Combien il me fascine celui du vieux volcan
Quand sa lave déferle comme langues de sang
Mais combien je le hais quand ne restent que cendres 
De tout ce que j'avais et qu'il est venu prendre.
Des quatre éléments c'est bien le plus gourmand
Car tout ce qu'il avale il le fait goulûment 
J'entends toute sa rage dans ses rugissements
Je sens toute sa fougue dans ses emportements.
Pierre-Jean BOUTET