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Rêveries d'enfant
 
Je ressens par moment cette étrange torpeur
Qui me gagnait parfois quand je rêvais d'ailleurs
Qu'alors me saisissait et m'emportait au loin
La nouvelle aventure dans ses draps de satin.
 
Tout se brouillait autour, ne restait du décor
Que parfois de vieux meubles avec leurs poignées d'or
Et mon corps encombrant affalé sur la chaise
S'élevait si léger comme volée de braises.
 
J'en ai fait des voyages dont ne me reste rien
Sinon de beaux voilages dissimulant si bien
Tout ce que j'imagine sortis de ces romans
Dont je vivais alors comme si j'étais dedans.
 
J'avais en ces temps là et peut-être encore
Vraiment beaucoup de mal à accepter mon sort
Ma vie était quelconque du moins je le croyais
Et pas une seconde d'intérêt n'y voyais.
 
Puis j'ai un peu grandi et dans quelques projets
Que j'ai mené à bien quelquefois j'ai trouvé
Un peu de la magie qui jadis m'exaltait
Lorsque face au mal, tout elle résolvait.
 
De baguette n'ai point, juste imagination
Pour transformer ce monde plein de contradictions
Alors je rêve toujours à sa transformation
Comme il était jadis, dans les contes en question.
 
Pierre-Jean Boutet
cambredaze.canalblog.com