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Esmeralda

Tu es gaiement emportée par cet air de musique
Tu tournes sur toi même à t'en rendre un peu ivre
La tête en arrière, riant de joie de vivre
Ta robe qui s'envole, tu es si magnifique.
Moi je me tiens en retrait, timide je confesse
J'admire ton aisance, ta grâce aérienne
Je me sens ordinaire, toi tu es souveraine
Je ne suis qu'un vermisseau, quand toi tu es princesse.
Ta grâce emplit le monde, on dirait une messe
Le moindre de tes gestes est comme une promesse
Ta voix est une harpe qui joue avec les anges
Ton corps est fait de marbre, ton pas est une danse.
Je suis le Quasimodo, bossu de Notre Dame
Tu es mon Esmeralda, lumière de mon âme 
Je vis avec un espoir, qu'un jour tu m'apercevras
Qu'à ce pauvre insecte, peut être tu souriras.
Mon cœur n'est pas difforme, à l'encontre de mon corps
Mon amour est immense, et chaque jour plus fort
Je veille sur ta chance, et je ferai ton bonheur
Je cherche et je trouverai celui qui prendra ton cœur.
Car mon amour se donne et jamais ne marchande
Il donne sans contraintes quand l'être aimé demande
Car il sait bien se nourrir, des joies de qui il aime
Quand il n'a pas d'autre espoir, d'être celui qu'on aime.
Pierre BOUTET
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