À foison.
Le ciel a déposé sa couche de ouate 
La nature avec ça, en est restée coite,
Elle semble étouffée sous son manteau d’hiver
Qui ne laisse de place à des touches de vert.
Par endroits le soleil fait miroiter la glace
Mille diamants éclatent en mille et une places
Les maisons sont des yeux aux très lourdes paupières 
Les arbres ont revêtus leurs habits de lumière.
Le ciel vire à l’azur et paraît s’excuser
D’avoir partout ce blanc abondant déposé
On ne peut s’empêcher de s’en émerveiller 
En sachant qu’il faudra pourtant le dégager.
Après ce bon moment de la contemplation
Bottes, gants, anorak on en prend possession
Pour sortir libérer l’accès à la maison
Le poète souvent doit se faire raison.
La vie prend le dessus à travers ces actions
Rester les bras ballants n’est pas la solution 
Du beau, du bleu, du blanc il y a à foison
Et la vie continue comme en toutes saisons.
Pierre-Jean BOUTET
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