Tendres feux.
J’aime ce bonheur simple, contre toi me serrer
Sentir me pénétrer la chaleur de ton corps
Alors qu’à l’horizon le jour se teinte d’or
La vieillesse est un temps qu’il nous faut savourer.
Il ne nous reste plus que ces tendres instants,
Moments si précieux que tous deux on partage,
La jeunesse est enfuie mais nous restons présents,
Convaincus que la vie nous a rendus plus sages.
Rien ne sert de courir, quand le terme est connu
Nous avons la sagesse, des amants devenus
Au fil de tant d’années des compagnons de route
D’être deux nous suffit, à dissiper nos doutes.
Des printemps d'aujourd'hui, aux hivers de demain,
Traversons les saisons, sans trop avoir de crainte
Car il nous reste encore, un bon bout de chemin,
À réchauffer nos cœurs, au creux de nos étreintes.
 
Nous n’avons plus ce feu qui couve en nos entrailles
Qui dure on sait bien le temps d’un feu de paille
Nous gardons le trésor d’un amour lui sans faille
Qui n’a point besoin que tout le corps défaille.
 
Daniele LABRANCHE et Pierre-Jean BOUTET