31 juillet 2018

Emportés par le flot.

  Emportés par le flot. A peine est-on absent dans le flot des nouvelles Qu’on y est oublié enfoui sous ribambelle De nouvelles infos et de nouveaux poèmes Leçon d’humilité, tu es ce que tu sèmes. Bien sûr qu’il y a ceux qui jamais ne faiblissent Qui pondent chaque jour un ou plusieurs textes Sans que du tout ils cessent, il faut que ça jaillisse Ils n’ont eux pour écrire point besoin de prétextes. Pour ceux que la lumière chauffe de ses rayons J’en suis heureux pour eux, la canopée c’est bon Avoir sur... [Lire la suite]
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31 juillet 2018

Un lieu très hospitalier.

  Un lieu très hospitalier. C’est un endroit sorti tout droit d’une légende  Comme on trouve au cœur de la coque une amande Au détour du chemin un bien modeste abri Blotti à cet endroit entre bois et prairies. Une source d’eau fraîche y joue son gai refrain Les sommets des montagnes découpent les lointains Un feu de bûches y brûle dans une cheminée  Pourtant la vraie chaleur elle est où ? devinez ! Si je dis que l’accueil tout en simplicité  Vous donne l’impression d’un retour au foyer Les... [Lire la suite]
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31 juillet 2018

Sans coller aux modeles.

Sans coller aux modèles. Je n’ai point comme Mars, lance ou bouclier Pas plus que n’ai miroir de Vénus au poignet Je ne me reconnais dans ces signes éculés  Dans ces rôles assignés, figures imposées. Je suis le cœur de cible de tes flèches émoussées  Et je vois ton visage dans mes yeux reflété Et lorsque tu me lances un regard enflammé  Il n’y entre nous deux surtout de bouclier. C’est pour toi que je danse quand il faut te séduire  C’est pour moi que tu cours quand tu veux me réduire  À un... [Lire la suite]
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31 juillet 2018

Une balle perdue.

  Une balle perdue. Quelqu’un m’a dit ce jour qu’il aimait les westerns Il est servi je crois tant tout ça nous consterne C’est règlement de comptes comme à OK Corral Même le président est collé à l’oral ! C’est à qui la dégaine son arme favorite Chargée de plein de haine quand tout cela mérite Une grosse fessée, cela aurait suffit  Mais il faut confesser que l’on est un pourri. Alors les balles sifflent et c’est tous aux abris Tant que la fusillade est à tirs si nourris  Certains tirent à blanc mais... [Lire la suite]
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31 juillet 2018

Partir.

  Partir. Je me perds volontiers en reflets irisés  Dans le kaléidoscope où jouent mille pensées  En prismes éclatés, sans raison affichées  En couleurs déchaînées dans des gammes volées. Je veux tout oublier, je veux tout effacer De tout ce qui s’y était jusqu’ici imprimé  Repartir à zéro, libéré des fardeaux Avec un coeur tout neuf aussi clair que de l’eau. Je me fond à plaisir en tortueux méandres  Où nulle direction n’est à suivre où à prendre Je me rends dans des mondes où il n’y a... [Lire la suite]
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31 juillet 2018

Le bruit des chutes.

Le bruit des chutes. N’allez croire à me lire que je reste prostré  La tête entre les mains et à me lamenter Mon âme est effrayée par tout ce qui s’annonce Mais mon coeur et mon corps au bonheur ne renoncent. C’est bien parce que je goûte à ces félicités Que j’ai déjà regret pour ceux qui viennent après  J’ai l’esprit déchiré par tout ce grand gâchis Que tous les hommes font de leur beau paradis. Alors je me délecte plus fort de chaque instant La beauté d’une fleur ou l’air rafraîchissant  Le goût de... [Lire la suite]
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31 juillet 2018

Irrépressible

Irrépressible. Puisqu’il me faut parler ou plutôt non, écrire  Puisqu’après tout pour moi, c’est presque irrépressible  Je lâcherai mes mots comme on lâche des chiens Qu’ils aillent tous frapper jusqu’au cœur de la cible, La cible c’est le coeur, mais le coeur très sensible Celui qui fait venir quelques larmes aux yeux Celui veut aimer et se sentir heureux Celui qui va frémir à des récits terribles. A l’arc de mes pensées j’armerai donc mes flèches  Juste assez acérées afin que toutes elles lèchent ... [Lire la suite]
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31 juillet 2018

Dernière rime.

Dernière rime Quand viendra-t-il ce jour où revenu de tout Je poserai ma plume, que je serai au bout Du parcours qu’il m’assigne, de cette route là  Où ne résonnera ni le sol, ni le la ? Car je sais qu’il sera comme une évidence  Comme une musique qui arrête la danse Comme un point à la ligne, un stop dans la cadence Comme un coup de sifflet qui ne sera offense. Ce sera un moment, en suspens, une stase Je ne sentirai rien en tout cas pas d’extase En moi sera le vide ou la sérénité Plus en moi le besoin... [Lire la suite]
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31 juillet 2018

Elle nous regarde.

Elle nous regarde. Mais voyez vous aussi comme elle me regarde De ses grands yeux dorés un peu accusateur Tout cet air d’innocence me fait l’âme hagarde Je sens un remuement tout au fond de mon coeur, C’est une grande sœur et c’est un petit frère  La planète se meurt disent tous nos repères  Elle ne me dit rien et pourtant m’interroge De quel droit son destin, est-ce que je m’arroge ? Elle a pour l’occasion pris ce visage humain Afin que je me sente un peu plus assassin Mais je sens qu’elle est prête à... [Lire la suite]
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31 juillet 2018

Juste une pièce.

Juste une pièce. Hier j’ai vu la lune dégringoler d’en haut J’ai bien cru un instant qu’on tirait le rideau Et que tout ça n’était qu’un très joli tableau Un décor simplement pour nous pauvres gogos. Puis j’ai vu le soleil si brusquement pâlir  Cet astre orgueilleux qui fait que nous mentir  Le grand éclairagiste n’a pas pu le tenir La grande illusion qui peut donc la trahir ? J’ai vu, je vous le jure, les étoiles à leur tour Faire comme une pluie de lumières autour Qui donc a secoué le ciel noir comme un... [Lire la suite]
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