05 décembre 2016

Barricades

Barricades Il m'arrive de pleurer vraiment à chaudes larmes Aux spectacles émouvants de l'amour et des drames Et de ces émotions qui jettent l'un vers l'autre Des êtres séparés, cette histoire et tant d'autres. Quand je lis des choses qui me saisissent au cœur Tant j'y retrouve aussi ce qui fait mon bonheur La confiance, l'amour, aussi l'intelligence Que les bons sentiments nous donnent en évidence Plutôt que la violence, la peur et la vengeance Qui me glacent les os et tuent mes espérances Je suis porté plus haut quand je... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 21:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 décembre 2016

Fétus

Fétus A portée des délires de nos vains lendemains Et coulés dans la cire de nos pires dédains Nos espérances bleues filent entre nos mains Et s'en vont en écharpes perdues dans les lointains En autant de flammèches dispersées comme flèches Nos désirs dévorants prennent tous leur élan Ils se posent assouvis aux pieds d'un vif Dieu Pan Pour renaître bientôt dès que le feu les lèche. Que dire des pensées à peine formulées Qui s'évadent en fumées par la peur d'être nées Et des infimes gestes tout juste esquissés Effrayés de... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 21:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 décembre 2016

Terre à terre

Terre à terre On la piétine sans même y penser On la griffe, laboure et blesse sans regret On l'étouffe aussi sous de bien fortes croûtes Dont on fait tous les jours nos parkings et nos routes On en use sans frein et on ne la partage Jamais que si toujours on y trouve avantage On clame de l'aimer mais ce n'est qu'une idée Dans la réalité elle n'est que méprisée On la fouille on la creuse pour aller arracher En son sein de secrètes ressources bien cachées On la fore, on la saigne, on l'exploite à fond On va toujours plus loin... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 21:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 décembre 2016

Impalpable

Impalpable A la fois invisible pourtant omniprésent Il est si impalpable qu'on peut le croire absent S'il vient à nous manquer alors on le ressent Léger, indispensable, il nous tient bien vivant. On apprécie son souffle sous forme de zéphyr Où d'une douce brise qui vient nous rafraîchir On craint sa colère lorsqu'il devient tempête Et peut tout emporter dans sa folle conquête. Il est pur et léger au sommet des montagnes On aime à respirer celui de nos campagnes On s'étouffe parfois au cœur des grandes villes Quand trop chargé... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 21:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 décembre 2016

La bête

La bête Ne jamais oublier qu'elle est tapie la bête Prête à dévorer et que rien ne l'arrête Ne lui donnez jamais toute sa liberté Gardez-là sous contrôle si vous la nourrissez. Quand dans le lit grisâtre ses petits yeux rougeoient Ne les croit pas mourants, vois comme ils sont en joie Des que tu vas jeter sur eux quelques morceaux Ils vont les dévorer dans l'ardeur à nouveau. La bête est domestique si elle est enfermée Alors elle procure les bienfaits recherchés Tous autour s'y regroupent pour bien la regarder Pour se... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 21:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 décembre 2016

A sec

A sec Pendant des millénaires sans doute même plus La rivière a coulé et parfois s'est perdue Sur des fonds de rochers elle a dévalé Sur eux elle a glissé, elle les a ignorés Et ces eaux entraînées , coulant vers la vallée Ont usé et lissé ces lits aux couleurs sombres Ces torrents si fougueux ces roches ont raclé À présent desséché, le cours d'eau n'est qu'une ombre. Je marche dans ces creux entre tous ces fantômes Je vois ces minéraux qui ont gardé la trace Du passage des eaux, leur dure carapace Est marqué de ces sceaux... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 21:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 décembre 2016

Malade

Malade Je me sens malade et c'est la panade En capilotade comme une brandade C'est pas des salades, pas de dérobade Oui c'est la cagade, c'est la débandade. Je me sens plus triste qu'un pauvre hollandiste C'est pas les gauchistes ou les cohnbendistes Qui rendront l'artiste bien plus optimiste Je vois pas la piste, suis catastrophiste. J'ai mal à la tête, les mauvais prophètes L'histoire est faite, la fin de la fête Lors je suis en quête pour payer ma dette De quelques pépettes, pour calmer Suzette. Je suis raplapla, c'est le... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 19:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 décembre 2016

Débat

Débat Oh révoltés de France, Reprenez donc confiance Nous avons un sauveur Oh combien de bonheur Nous avons un sauveur Oh combien de bonheur. Il dit qu'avec courage Il guérira nos rages Une potion amère Et finie la misère Une potion amère Est finie la misère. Il connaît ce filon Notre sauveur Fillon Se serrer la ceinture Pour un avenir sûr Se serrer la ceinture Pour un avenir sûr. Les pauvres au travail Les riches moins de taille Et le service public C'est pas très catholique Notre service public N'est pas très... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 19:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 décembre 2016

Carnaval

Carnaval Dans un bruit infernal le carnaval tangue On n’entend plus rien que les tamtams et les cris Je m’en moque en croquant dans ta peau de mangue C’est dehors que ces bruits couvriront tous nos cris. Dans la rue s’agitent les danseurs en délire C’est nos corps dans la chambre à présent qui sont ivres Au son des vivas, des sambas, des musiques Nos jeux épousent un rythme, cadence frénétique Tout le monde est en transes pris dans ce delirium Et nos deux corps qui dansent sont de femme et d’homme Le grand défoulement dans la... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 19:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 décembre 2016

Sur le lit

Sur le lit Assis auprès du lit, et te tenant la main Je guette attentif le souffle qui revient Le moindre battement de tes cils qui reposent Sur tes yeux bien fermés et tes paupières closes. Assis près de ce lit où je guette tes plaintes Elles me semblent bien loin nos si tendres étreintes Au soir de nos deux vies pourtant je ne regrette De nos cœurs et nos corps aucune de nos fêtes. Assis tout contre le lit où tu gis si paisible Je te vois ma compagne à présent si fragile Malgré cette inconscience où tu te trouves prise C’est... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 19:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]