03 mars 2019

Amère écume.

Amère écume. Élans abandonnés de nos jours de jeunesse Nos espoirs envolés à force qu’on se blesse  Nous restent des soupirs à peine exhalés  Et des larmes au coin des paupières baissées. On vit de souvenirs c’est bien ça la vieillesse Quand toute envie de vivre s’estompe et puis cesse L’avenir n’a de sens, seul compte le passé  Où l’on revit ces choses qu’on a presque oubliées. Ainsi que fait la vague lorsqu’elle se retire Et laisse sur la plage débris et coquillages  Nos vies en font autant dès... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 17:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 mars 2019

N’avoir aucune prise.

  N’avoir aucune prise. Si j’accepte sans mal, toute idée de ma mort Je ne sais comment être pour ce qui est des autres Je ne sais quoi leur dire, à part que je les aime J’ai du mal je l’avoue avec les chrysanthèmes. N’avoir aucune prise, seulement assister  Savoir ce qu’ils subissent sans pouvoir partager Car la mort est pudique et n’aime à se montrer Laissant très lâchement jusqu’au bout espérer. N’avoir que des photos de ceux qui sont partis Des souvenirs aussi que le temps a jauni Tous ceux qui... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 16:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 mars 2019

Fébriles

Fébriles. Le temps nous a pétri comme des figurines Il a laissé ses marques qui se voient sur nos mines Les traits de son couteau qui se voient sur nos rides Le flasque de la peau qui flotte dans le vide. Au delà du visible, que n’a-t-il modelé Tout en nous le sensible il l’a influencé  Le doute fut semé dans nos cœurs innocents On ne réagit plus au moindre coup de sang. Des œuvres de jeunesse si fermes à l’extérieur Mais oh combien plus tendres aussi à l’intérieur La vieillesse venue si molles à l’extérieur ... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 15:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
27 février 2019

Et l’humain dans tout ça ?

Et l’humain dans tout ça ? Autrefois on riait en parlant de teuf-teuf Pour parler d’une auto, rapide comme un bœuf À présent quand les jeunes se rendent à une teuf C’est toujours dans l’espoir d’y trouver une meuf. Jadis on se croyait dans le coup dans le vent Lorsque on s’essayait à parler en verlan Aujourd’hui le seul mot qu’entendent tous les gens C’est le flouze, c’est l’oseille, tous les noms de l’argent. Une histoire d’amour c’était tout un roman Depuis les premiers pas, jusqu’au premier serment Aujourd’hui plus... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 15:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 novembre 2018

Point ne t’afflige, vie ne se fige.

Point ne t’afflige Vie ne se fige. C’est lentement qu’elles inscrivent Toutes mes peines sur ma peau Mes blessures ce sont mes rides Qui en disent plus que mes mots C’est à coup sûr lui qui m’arrache Tous les moments qui me sont beaux Le temps auquel rien ne s’attache Pas plus que sur des plumes l’eau. C’est bien le sang qui s’appauvrit De tous les cris qu’il a nourri Jusqu’à ce flot qui se tarit Un dernier fil et c’est fini. C’est dans ma voix qu’était ma joie Tant que c’était et toi et moi Quand je ressentais... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 11:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
25 octobre 2018

Un tailleur sans imagination.

  Un tailleur sans imagination. Les ans m’ont habillé de nouvelle vêture Ils disent que cela est plus dans ma nature Moins sombre et fournie est donc ma chevelure Quelques plis sur ma peau comme ombres de blessures. Où est le beau costume qui me faisait fringant Lorsque j’avais mes dents et pas un cheveu blanc ? Où sont passés ces muscles qui tendaient ma chemise À présent c’est la canne qui est plutôt de mise. Donnez-moi un miroir pour qu’un peu il me mente Qu’il ne me montre point ce que devient mon ventre ... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 11:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 octobre 2018

Pour qu’il devienne grand

  Pour qu’il devienne grand... Un visage rieur, des yeux qui s’illuminent La frimousse est si tendre, elle est irrésistible Le petit est heureux, il n’y a rien qui abime Cet innocent bonheur, las pour nous impossible. Nous avons nostalgie de l’époque bénie  Où nous ne savions rien du cruel de ce monde Inutile à présent, point moyen que je nie Ce temps là n’a duré que poignées de secondes. Veillons sur ce miracle, comme sur un trésor  Dressons tous les obstacles, pour garder bien dehors  Violences... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 11:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
25 octobre 2018

Unique ou inique ?

  Unique ou inique ? Si vivre chaque jour comme un jour unique Est facile à dire c’est plus dur en pratique Car ils s’enfuient si vite qu’on doute par moment De les avoir vécus tant les gomme le temps. Il faudrait s’attarder garder l’esprit alerte Ne pas les gaspiller souvent en pure perte Mais lorsque on les vit tous la plupart du temps On n’a pas ce regard qu’ils méritent pourtant. C’est plutôt l’habitude en forme de routine Sans plus de certitude qu’elle imprime nos rétines  C’est bien sans y penser... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 11:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
25 octobre 2018

Passé trompeur.

Passé trompeur. J’ai succombé plus qu’à mon tour A l’appel de la nostalgie Quand je songeais à mes amours Alimentés de l’énergie  Dont la jeunesse a le secret Lorsque le temps n’est pas compté  Quand le passé est trop chargé  De souvenirs ou de regrets. Évanouies toutes les peurs Bien oubliées sont les douleurs La mémoire embellit tout Tout est pastel en tons très doux. Pour beaucoup le présent est terne Ils préfèrent un passé rêvé  Le risque à passer la poterne C’est de ne vivre qu’en... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 11:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 septembre 2018

Les bouquets sont fanés.

  Les bouquets sont fanés. Les bouquets sont fanés des fleurs de ma jeunesse Et les espoirs flétris des élans de jadis Car bien que je sois vieux et bien que ma vue baisse Je vois trop dépérir notre beau paradis. Je sais l’on me dira que le passé fut sombre Entaché par les guerres, les maladies sans nombre Mais cela ne frappait qu’au cœur de nos misères  Et jamais de tout ça ne souffrit notre terre. Les champs refleurissaient, les forêts repoussaient Les oiseaux y chantaient, les abeilles bourdonnaient La... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 08:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]