19 août 2018

En traversant nos âges

En traversant nos âges. Que sommes-nous au fond en traversant les âges  Nous étions cet enfant mais qu’est-il devenu ? Est-on en grandissant vraiment devenu sage Ou de grandes personnes à l’allure chenue ? Que reste-t-il de nous en traversant nos âges  Sommes-nous différents comme sont nos visages ? Ou restons-nous l’enfant aux grands yeux étonnés  De découvrir un monde qu’il croyait enchanté ? Combien de changements en parcourant les pages Dans combien de présents sont restés nos images ? Le seul lien... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 16:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 juillet 2018

Les fils du hasard

Les fils du hasard Combien les fils des Parques sont fins prêts à casser Si la vie nous embarque, elle peut nous noyer A quel point est fragile le cours de l’existence N’est-il donc pas futile de vivre, quoiqu’on en pense ? Le fil de l’araignée est dit-on plus solide Que l’est un fil d’acier dans le même calibre La toile est pourtant fine puisque je la déchire  Vouloir s’y accrocher n’est-ce pas très stupide. C’est au bout de ces fils invisibles et ténus  Que nos vies se balancent comme autant de fétus  ... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 17:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 juillet 2018

Les encombrants regrets

Les encombrants regrets. Quand je serai bien vieux, tout pétri de regrets Aux souvenirs joyeux de ma saine jeunesse J’aurai bien en pensée encore l’allégresse  Qui me prenait si fort quand dans mes bras serrais Celle qui en ce temps là partageait mes faiblesses Pour tout l’amour qu’alors je voulais vivre entier Pour ce monde offert où tout m’appartenait Et dont je voulais jouir sans en avoir de cesse. L’illusion fait au coeur ma foi bien plus de bien  Que la lucidité qui la chasse au loin L’envie et le désir... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 17:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 juillet 2018

Coup de semonce

  Coup de semonce Ça m’est tombé dessus, un coup de semonce Un avertissement, une dure annonce Quand je me suis levé, tout avait bien changé  Les bribes de jeunesse, elles s’étaient envolées. Je n’y ai pas cru, bien que je le savais Que ça pouvait m’atteindre, si vite me concerner, J’ai pourtant dans mon coeur, une fougue intacte Je n’en voyais la fin, ni même une entracte. Mais c’est hélas mon corps, l’aurai-je négligé Qui témoigne soudain, de bien trop de faiblesses Il était jusque là, le fidèle valet ... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 17:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
29 juin 2018

L’homme impassible.

  L’homme impassible. On prête de la sagesse à l’homme impassible Serait être sage que d’être ainsi paisible ? On taxe d’agité l’homme trop empressé  Serait-ce un défaut de vouloir avancer ? Le temps dans le passé était presque immobile Les siècles s’écoulaient sans trop de changements Il fallait une vie alors pour être habile L’expérience s’acquérait au fil de bien des ans. Mais les temps ont changé et tout y va si vite La vérité d’hier n’est celle d’aujourd’hui Des métiers, des maisons, maintenant tu... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 13:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
29 juin 2018

Là où le temps s’abreuve.

Là où le temps s’abreuve. On parle du présent, du passé, du futur Car évoquer le temps est bien dans nos natures Quand on le sent filer si vite entre nos doigts On voudrait par nos mots l’inviter à s’asseoir. Que retenir du temps sinon de l’éphémère  Que dire du moment sinon que c’est un rêve  Qui aussitôt s’enfuit, que sans trêve il enlève,  Ce temps insaisissable comme un courant d’air. On parle du passé qui dans nos souvenirs Nous semble bien fixé, on aime en retenir Ces instants qui n’existent qu’au... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 13:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 juin 2018

Pauvres marionnettes.

  Pauvres marionnettes. Nous sommes des Sisyphes, à pousser sur nos jours Qui reviennent sans cesse dès l’aube de retour À tracer un sillon chaque jour si semblable A refaire toujours ce qui est indispensable. Nous sommes aussi des roues à tourner sur nous mêmes  A faire et refaire ces tours qui nous ramènent  A ce point de départ d’une aube qu’on dit nouvelle Juste parce que parfois, elle est un peu plus belle. Pourtant étrangement on ne fait du surplace Il y a chaque fois des choses qui se passent ... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 13:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
07 juin 2018

Jusqu’au bout

  Jusqu’au bout. Insistante est la voix qui me dit c’est fini Tu es au terminus, c’est très bientôt la nuit Qui susurre perfide, qu’est arrivé mon tour De prendre ce billet qui n’a pas de retour. Je ne sais si j’ai peur, mais combien ça m’agace De l’entendre ainsi de ce ton qui me glace Je sais qu’il me faudra, un jour laisser la place  Mais n’est-ce pas trop tôt ? Je le vois dans ma glace. Hélas il n’y a pas d’âge pour celle qui ricane Qui fauche aussi bien le bébé que la canne Frappe-t-elle au hasard ?... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 10:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
07 juin 2018

Partir

  Partir. Quand mon corps ne sera plus que chair sans élan  Quand mon coeur n’aura plus d’exutoire charmant Quand mon âme enfermée sera dans ce carcan Quand mon esprit sera, alerte comme avant Que me restera-t-il que de beaux souvenirs Que pourrai-je faire, quoi d’autre qu’écrire ? Je revivrai alors tourné vers le passé  L’avenir se sera pour toujours refermé  Je n’aurai désormais plus de rôle à jouer  Je ne serai plus là que pour tout ressasser. Tout ce que j’ai vécu lorsque j’étais... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 10:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
25 mai 2018

Parfums d’antan.

  Parfums d’antan. Sentez vous ces parfums, ces odeurs, ces effluves Combien ils vous emportent vers d’autres ailleurs ? C’est comme par magie, s’ils remuent notre cœur Montent les souvenirs comme vapeurs d’étuve. Ce sont odeurs de thym qui me plongent en garrigues Ou de tartes aux pommes, je suis dans la cuisine Ou ce jardin d’enfance où mûrissent les figues Ou ce bon chocolat sur toutes mes tartines, Le parfum émanant des coulées de résine  Quand je grimpais aux arbres, que j’y collais mes mains Et... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 07:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]