02 mai 2019

Un ami

    Un ami Le temps est un ami, car il nous veut grand bien Que serait-on sans lui qu’une chose inerte Figée dans le moment, en ne servant à rien  Tout serait donc créé alors en pure perte. De vie il n’y aurait, pas plus de mouvement Tout serait immobile, sans la course du temps  Passé ou avenir, seraient vides de sens Pas plus de souvenirs que vertiges des sens. Le temps est un ami qui nous presse, aimable Qui nous pousse à grandir, à devenir capables Qui nous fait apprécier vraiment le prix des... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 18:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 mai 2019

A ça qu’elle rime

    A ça qu’elle rime. Mouvement alangui des algues qui balancent Au gré de ces courants que les océans brassent Tout au fond amorties les fureurs de surface L’éternité en bas très doucement se passe. Tout un monde bercé d’une aimable lenteur Les choses qui s’y meuvent n’y montrent aucune ardeur Une ambiance sereine et un calme trompeur La mort aussi tout guette ici bas comme ailleurs. Bruissement sourd et lent fait le vent dans les branches  Entraînant sourdement chaque arbre qui penche Brassement de... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 18:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 mai 2019

Ah ce souvenir d’elle !

    Ah ce souvenir d’elle ! Elle est partie un jour, ne saurai dire quand Sur la pointe des pieds sans même un mot d’adieu Les ans qui ont passé servent de paravent  A la garce superbe qu’on a perdu des yeux. On la croit dans nos veines lors qu’elle s’est barrée  On se sent à la peine, on se croit fatigué  Que ce n’est qu’un moment de gêne passagère  Que ça va revenir, juste un temps que l’on gère. Lentement on perd pied, où est passé le souffle ? On prend plus de plaisir à chausser ses... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 18:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 mai 2019

Le ver dans le fruit

Le ver dans le fruit. Quel phénomène étrange se joue en nos mémoires  Ces éponges imparfaites où sont nos souvenirs Qui retiennent en dépit de ce qu’on pourrait croire Plus de choses qu’à nos yeux elles peuvent contenir. Pourquoi s’y glisse alors comme un ver dans le fruit La petite gangrène qu’y apporte l’oubli Ce facétieux problème qui échappe à l’esprit Qui fait ce qui lui chante et jamais n’obéit. Certes il est salutaire quand il sait effacer  Quelques scènes atroces qui ont las existé Combien c’est... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 14:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 mars 2019

Pour mieux l’apprivoiser

Pour mieux l’apprivoiser. J’en conviens, j’ai menti, trop de forfanterie Car lorsque tout va bien, c’est alors qu’on en rit Quand le corps va plus mal et que tout se déglingue  Alors la peur nous vient à en devenir dingue. On la sent là tout près tournant comme un vautour L’air devient oppressant et l’esprit est plus lourd Elle imprègne aussi parfois tout le décor  L’atmosphère est plombée par cette odeur de mort. Elle guette ce moment où on lâchera prise Elle sait que l’on n’échappe jamais à son emprise ... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 08:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 mars 2019

Les vieux carnets.

Les vieux carnets. Que pourrait-il rester au vieillard fatigué ? Qu’une interrogation, espoir de fin prochaine. Il lui suffit de voir ses traits ratatinés  Là-bas dans le miroir, le fauteuil qui l’enchaîne. A quoi peut-il songer ? À ces rares visites  Où son cœur ne bat fort, car plus rien ne l’excite, À tous ces souvenirs qui jalonne l’histoire D’un homme affalé dans un triste mouroir. Qui s’intéresse à lui, qui fut pourtant superbe ? Il se revoit jeune homme, courant vite dans l’herbe Entouré des enfants,... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 08:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 mars 2019

Amère écume.

Amère écume. Élans abandonnés de nos jours de jeunesse Nos espoirs envolés à force qu’on se blesse  Nous restent des soupirs à peine exhalés  Et des larmes au coin des paupières baissées. On vit de souvenirs c’est bien ça la vieillesse Quand toute envie de vivre s’estompe et puis cesse L’avenir n’a de sens, seul compte le passé  Où l’on revit ces choses qu’on a presque oubliées. Ainsi que fait la vague lorsqu’elle se retire Et laisse sur la plage débris et coquillages  Nos vies en font autant dès... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 17:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 mars 2019

N’avoir aucune prise.

  N’avoir aucune prise. Si j’accepte sans mal, toute idée de ma mort Je ne sais comment être pour ce qui est des autres Je ne sais quoi leur dire, à part que je les aime J’ai du mal je l’avoue avec les chrysanthèmes. N’avoir aucune prise, seulement assister  Savoir ce qu’ils subissent sans pouvoir partager Car la mort est pudique et n’aime à se montrer Laissant très lâchement jusqu’au bout espérer. N’avoir que des photos de ceux qui sont partis Des souvenirs aussi que le temps a jauni Tous ceux qui... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 16:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 mars 2019

Fébriles

Fébriles. Le temps nous a pétri comme des figurines Il a laissé ses marques qui se voient sur nos mines Les traits de son couteau qui se voient sur nos rides Le flasque de la peau qui flotte dans le vide. Au delà du visible, que n’a-t-il modelé Tout en nous le sensible il l’a influencé  Le doute fut semé dans nos cœurs innocents On ne réagit plus au moindre coup de sang. Des œuvres de jeunesse si fermes à l’extérieur Mais oh combien plus tendres aussi à l’intérieur La vieillesse venue si molles à l’extérieur ... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 15:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
27 février 2019

Et l’humain dans tout ça ?

Et l’humain dans tout ça ? Autrefois on riait en parlant de teuf-teuf Pour parler d’une auto, rapide comme un bœuf À présent quand les jeunes se rendent à une teuf C’est toujours dans l’espoir d’y trouver une meuf. Jadis on se croyait dans le coup dans le vent Lorsque on s’essayait à parler en verlan Aujourd’hui le seul mot qu’entendent tous les gens C’est le flouze, c’est l’oseille, tous les noms de l’argent. Une histoire d’amour c’était tout un roman Depuis les premiers pas, jusqu’au premier serment Aujourd’hui plus... [Lire la suite]
Posté par Pierre Boutet à 15:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]