Le but et le chemin.
J’en connais qui se rendent un jour à Compostelle
Pèlerins d’occasion qui se trouvent des ailes.
Ils vont à ce qu’ils disent y trouver une paix
Qu’ils ne trouvent ailleurs, alors ils vont marcher.
Mais combien de chemins, de sentier ou de pistes
Conduisent aussi bien à ce lieu que tous citent ?
Qu’on peut bien parcourir à longues enjambées 
Comme s’y promener sans être trop pressés.
Un peu d’imaginaire et quelques rituels
Une once de sacré et de spirituel.
Ça permet d’avancer et de mieux supporter
Les rigueurs du chemin et les pieds éprouvés.
Quand se fixer un but, forger un idéal 
Rendra bien plus facile de résister au mal.
Quand conserver en tête l’image à atteindre
Soutiendra bien l’effort et évite de geindre.
J’en connais bien aussi, qui n’ont besoin de terme
Dont la quête est autre, mais n’en est pas moins ferme,
A qui l’effort suffit, tout comme le chemin
Qui trouvent sur la route, réponse à leur faim.
Ceux là demeurent ouverts, et combien disponibles
A toute sensation ou bien révélation.
Leur esprit attentif, observe autour le monde
Pour s’y émerveiller, fut-ce quelques secondes.
Pierre-Jean BOUTET
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