Comme autant de graines
Comme autant de graines, poussées sous l’arrosoir
Nous sommes des fétus, animés du souffle
De la source de vie, en des champs dérisoires 
Il n’y a bien que nous, que ça époustoufle !
Ces mots doivent être dits, cela sans gravité 
Pour être bien entendus, des gens, de la foule,
Au risque qu’à les ouïr ils se roulent en boule
Même si leur fait mal, la dure vérité.
Certains réagiront, ils diront j’ai pouvoir
D’agir sur les choses ils conservent l’espoir
De n’être dans le vent, pas que des cerfs volant.
D’autres ressentiront, au cœur une émotion 
Se diront nous reste, au moins une pulsion 
Et iront dans l’amour, se noyer follement.
Pierre-Jean BOUTET
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