Ce que j’ai choisi.
J’ai caressé de l’onde, le frisson sur la peau
Ce que j’ai vu du monde, ce n’était toujours beau
J’ai embrassé la fièvre qui monte en crescendo 
Je suis plus qu’à mon tour, aussi tombé de haut.
J’ai respiré l’aurore, comme on boit de l’eau
J’ai entendu la mort qui venait au galop
J’ai espéré la joie de grimper en duo
J’ai bien dégringolé du Kilimandjaro.
J’ai rêvé de lumière, à travers les paupières 
J’ai redit les prières, qu’on fait en temps de guerre
J’ai appelé l’amour comme on crie au secours
J’ai reçu en réponse, l’écho de cœurs trop sourds.
J’ai écrit sur la vie, des choses toujours tendres
Alors que je sais bien, à quoi il faut s’attendre
J’ai chanté avec d’autres, des chants remplis de joie
Alors que je sens bien, qu’on n’y a pas tous droit.
Je sais tous les revers, que cachent les médailles 
Qu’il n’y a de victoires, qu’à la fin des batailles
Je sais le côté sombre, je sais l’obscurité 
Mais en dépit de tout, moi j’ai choisi d’aimer.
Pierre-Jean BOUTET
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