Pourquoi donc t’écrirais-je ?
Pourquoi donc t’écrirais-je, où sont passés les mots
Je n’en étais avare au contact de ta peau
Ma plume est muette car le pauvre Pierrot
Ne sens plus Colombine à travers son manteau.
Oh combien de poèmes sont nés rien qu’à l’idée 
De retrouver ma belle à qui je les lirai
Combien alors mon coeur débordait de formules
Quand l’amour le privait de tous mauvais calculs.
Plus jamais ne serais pour toi cet hidalgo
Avec qui tu aimais tant danser le tango
Moi ce que je préfère c’est la danse des mots
Quand ils disent je t’aime que ce n’est jamais trop.
Qu’importe si l’encre sèche puisque je n’écrirai
De ma vie plus de vers mais plutôt je crierai
J’aurai la gorge sèche de trop de désespoir
A ressasser sans cesse ce que fut notre histoire.
Je n’écrirai de lettre que tu déchirerais 
Tu t’es las mise en tête que j’ai pu te tromper
 Est bien mal me connaître, la méprise est aisée 
Je célébrais la muse qui m’avait inspiré.
Tu n’as pas su comprendre qu’il s’agissait de toi
La seule pour qui mes mots ont ce feu là tu vois
Je ne puis plus t’écrire aussi je ne t’envois
Ces derniers mots qui meurent puisque tu ne les vois.
Pierre-Jean BOUTET
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