Fin du monde.
Minuit avait sonné, qu’il n’était pas rentré 
Au cœur de sa maison, tout devenait question
Personne ne pouvait comprendre les raisons
Qui avaient pu le père, à ce point retarder.
C’était à heures fixes, qu’il passait ses journées 
Le travail, le bistrot, la maison, le jardin
Hier ressemblait à ce que serait demain
La surprise dans sa vie, point ne montrait son nez.
Un bon père tranquille, qui ne demandait rien
Que sa paye modeste, et son petit train train
Qu’avait-il connu d’autre, lui l’enfant de mineur
Que le puit et la fosse, comme un champ d’honneur.
On retrouva le corps, plus tard le lendemain 
Au fond de la carrière, s’était brisé les reins
Connaissait trop les lieux, pour être un accident
C’était en volontaire, qu’il avait chu dedans.
On appris qu’il venait de recevoir la lettre
De son licenciement annoncé imminent
Être chassé du carreau qui l’avait vu naître 
C’était la fin du monde, pour cet être innocent.
Ils furent très nombreux lors de ses funérailles 
On enterrait aussi une vie de travail 
Comme des illusions sur ce que l’on partage
Il régnait dans les cœurs bien des accents de rage.
Pierre-Jean BOUTET
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