Destins liés.
Combien de nuits blafardes et leurs cris silencieux
Contre toutes les peurs qu’on voudrait oublier
Devant ce qui trépasse, les discours sentencieux
Tandis que l’ombre gagne sur nos destins liés,
Alors que l’on avance vers les plus grands dangers
Beaucoup trop s’en balancent et ne veulent changer
Aveugles ils demeurent mais les yeux grands ouverts
Ne pouvant même croire aux lueurs de l’enfer,
Comment croire à des fruits si beaux mais pleins de vers
Comment donc renoncer, accepter des revers
Abandonner nos rêves faits de prospérité 
Même faire une trêve, l’avons nous projeté ?
Ne pensez qu’à soi-même, jouir toujours sans entraves
Ne vouloir du futur devenir les esclaves
Au point de préférer garder l’esprit borné 
Et ignorer le sort des prochains nouveaux nés.
Mais sommes nous mauvais ou mêmes responsables
Ne sommes nous les fruits des injonctions coupables
Croître et multiplier étaient les forts mots d’ordre
Des grandes religions qui craignaient les désordres.
Gardez l’esprit lucide et fi des illusions
Le futur a déjà bien entrouvert sa porte
Pour la clore à jamais sur ses pires visions
Nous aurions bien besoin de volontés plus fortes.
Pierre-Jean BOUTET
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