La soif.
J’ai essayé de fuir les terres de discorde
De trouver l’harmonie d’un hasard qui s’accorde
Avec des sentiments plus doux et généreux 
Mais je n’ai sur la terre vraiment pas trouvé mieux
Que le havre offert par tes deux bras ouverts
Qui viennent enlacer celui qui a souffert
Qui a désespéré de connaître un amour
Qui n’exige rien d’autre que tendresse en retour.
J’ai parcouru des terres hostiles et desséchées 
Mais aussi des endroits plus beaux qu’un paradis
Qu’importe le décor s’il n’est jamais peuplé 
D’un cœur prêt à donner et à panser les plaies.
Tu m’as ouvert tes bras comme on ouvre la porte
Au vagabond perdu sur des terres d’exil
Tu ne demandais rien mais tu étais si forte
Derrière l’apparence d’une femme fragile.
Tu as compris la soif presque inextinguible
Que j’avais d’étancher une quête impossible
De trouver l’âme sœur sans besoin d’un seul mot
Devant qui s’efface jusqu’au moindre de ses maux.
Sans doute as tu saisi qu’était inépuisable 
La source des histoires que j’avais à chanter
Tu étais l’auditoire dont je pouvais rêver 
Celui qui saura boire le miel de mes pensées.
Pierre-Jean BOUTET
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