Sans prix.
Les jours passent et se suivent, indifférents toujours
A nos amours blessés, par tout ce temps qui court
Qui fanent nos émois quand se froissent les chairs
Chargés de ces orages, où dansent les éclairs.
Combien nos illusions, s’envolent comme plumes
On se croit immortels et jamais on n’assume
Ces corps qui se font lourds, bien plus que des enclumes
Tandis que nos pensées, malgré tout les allument.
On lève alors les yeux, plus souvent vers les cieux
Enviant les nuages et les oiseaux plumeux
Lorsqu’on ne peut plus rien, on se rêve aérien 
On compte mieux le temps, quand on sait ce qui vient.
La jeunesse est pain blanc, dont très vite il ne reste
Que des croûtons rassis, encombrés de leurs gestes
C’est quand on a compris qu’elle n’a pas de prix
C’est là que l’on mesure, tout ce qu’a le temps pris.
Pierre-Jean BOUTET
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