Porte close.
Au mendiant d’autrefois, la porte restait close
La maison du bourgeois avait face morose
Pas d’autre espérance pour le pauvre perdu 
Qu’une longue errance, par chemins et par rue.
Au migrant aujourd’hui, on construit bien des murs
Les bourgeois du présent, restent tout aussi durs
Des murs qui ne sont là, que pour fermer la porte
A des milliers d’humains qui s’enfuient en cohortes.
Toujours ces vieilles peurs des peuples d’occident
Qui au fil de l’histoire, ont conquis bien des terres
Qui trouvaient ça normal, que d’aller chez les gens
Pour dire c’est à moi, et toi tu dois te taire !
Ces peuples vieillissants, qui pourtant de tous temps
Ont fait appel à d’autres, pour travailler chez eux
Qui alors se montraient satisfaits et contents
De recevoir une aide de gens industrieux.
La question est ardue, les réponses autant
Faut-il les rejeter et en bloc pour autant
Ces vagues irrépressibles de milliers de migrants
Dont on sait à présent, qu’elles vont durer longtemps ?
C’est l’accueil ou la guerre, est-ce aussi binaire ?
Partage ou carnage, que faudra-t-il choisir ?
L’avenir tiendrait-il à des choix improbables
Plus qu’à cette incapacité, qu’on a de nous unir ?
D’un côté ceux qui croient que toute vie se vaut
Que la terre est à tous, que l’on doit s’entraider
De l’autre ceux qui clament qu’ils sont bien supérieurs 
Que pour son territoire, sa vie on doit donner.
Les deux ont leurs raisons, mais ils ont aussi tort
Les positions extrêmes, devraient rester dehors
Le monde est imparfait, tout ce que l’on peut faire
C’est de se corriger, pour n’en faire un enfer.
Pierre-Jean BOUTET
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