Plénitude.
Les délices du jour viennent de s’estomper
Dans la lumière chaude d’une soirée d’été 
Les gestes sont plus lents et le corps s’engourdit 
Après l’agitation, toute chair s’assoupit.
Vient le temps du repos, tous les sens en éveil 
Au coucher du soleil combien on s’émerveille 
On boira lentement une boisson sucrée 
Tout en se murmurant quelque bien doux secret.
Laisser glisser le temps comme l’eau sur les plumes
En retenant du jour les dernières écumes 
Contempler simplement la nature autour
Assis ou allongé, tout près de son amour.
Laisser monter en soi après la griserie
La paix que l’on attend et qui nous envahit
S’imprégner des effluves qui montent tout autour
Aussi de la caresse, tout près, de son amour.
Ne plus rien demander espérant qu’elle dure
Cette étrange impression alors de plénitude 
N’avoir d’autre envie, que ça dure toujours
Avec la présence, tout près, de son amour.
Pierre-Jean BOUTET
cambredaze.canalblog.com