L’idée que l’on se fait.
Le plus fort c’est l’idée, qu’on se fait de soi même 
Liée aux appétits, que en nous, le sort sème. 
Elle dirigera dans nos vies tous nos actes
C’est la seule avec qui, on a fait un vrai pacte.
Les uns n’auront qu’un but, devenir les plus forts
Par lui seront portés c’est sûr tous leurs efforts.
Devenir plus puissant, le pouvoir ou l’argent
Dans ces deux mets de choix, ils planteront leurs dents.
Pour ceux qu’attire plus avant tout le savoir 
De connaître et comprendre, ils se font un devoir.
Une vie à chercher, à lire, à partager
Et souvent animée du désir d’enseigner.
Les premiers détiennent le pouvoir de changer
Ce monde imparfait qui les aura vu naître. 
Mais cela rarement ils voudront le permettre 
Car ils croient que cela les mettrait en danger.
Il faudrait renoncer à toutes les pratiques
Qui ont fait leur fortune, les ont mis au sommet. 
Sachant qu’ils n’ont en tête qu’une seule éthique 
Pour arriver en haut, il faut toujours gagner.
Les seconds sont lucides sur la nécessité 
D’opter pour d’autres voies que celles que l’on suit.
Ils n’ont que la parole ou seulement l’écrit 
Ils n’ont que ce savoir pour dire : arrêtez !
Ils n’ont pas ce pouvoir immédiat sur les choses
Et changer les esprits est difficile cause.
Ils disent attention, on va droit dans le mur
Mais quand on en profite, que s’arrêter est dur !
Le grand nombre préfère, ne voir là qu’artifices 
Les entendre vraiment, suppose sacrifices
Alors on s’étourdit se disant que demain
Naîtront des solutions complètes clef en main.
Et la vie va son cours, de plus en plus ténue
La promesse d’un mieux ne sera pas tenue
Quand pouvoir et savoir sont trop écartelés, 
Le pire est à craindre, faut-il le marteler ?
Pierre-Jean BOUTET
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