La chaleur de la peau.
La promesse de l’aube peut elle être tenue 
Quand l’amour que l’on porte à l’enfant faible et nu
Ne sera point par d’autres, une fois grand, tenu
Le lait de la tendresse, que sera devenu ?
De l’amour d’une mère qui pourra s’en passer
S’il est par trop extrême, pourra-t-on s’en lasser ?
Mais l’enfant trop couvé quand pourra-t-il grandir
Et devenir un homme qui peut tout seul tenir ?
Quand le lait maternel est la gelée royale
Pour l’enfant non fini, nourriture idéale 
Quand le sein, le giron sont ces doux protecteurs
Que la main qui caresse donne du vrai bonheur
Du cocon, de la bulle, où l’on croît en douceur
En être arraché demeure un vrai drame
Le devoir de la mère c’est d’éviter les larmes 
De l’enfant lorsqu’il doit en sortir sans la peur.
Pour qu’il puisse comprendre qu’il n’aura de meilleur
Qu’il doit forger son âme et accepter le monde
Qui n’est jamais si bon que celui intérieur 
Où il a pu grandir dans une tendre ronde.
Avec un peu de chance il croisera plus tard 
La personne si rare qui lui apportera
À nouveau le bonheur d’une chaleur de peau
Ce sera autre chose, et parfois aussi beau.
Pierre-Jean BOUTET
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