Infirme.
Et moi que suis-je donc qu’une pensée infime
Au milieu de ces vies, qu’une chose infirme
Capable toutefois de concevoir en prime
À quel point l’existence peut se muer en crime.
L’existence de l’homme assortie de conscience
Hélas moins philosophe qu’il n’abuse de sciences
Avide de pouvoirs comme il est d’expansion
Usant de ses savoirs, sans trop de précautions.
Savoirs sans précédent dans l’étrange histoire
De la planète terre qui est son seul terroir
Savoirs oui mais pourquoi ? Cette question se pose
Dès lors que c’est sans freins que lui seul en dispose.
Sans freins que ses désirs auxquels il ne résiste 
Désirs de possession et de domination
Car tout au fond de lui une bête existe
Aux appétits féroces s’il n’y met un bâillon.
Les appétits féroces qu’expriment toute vie
Qui n’a pas de limites et si peu d’ennemis
Qui veut tout envahir de l’espace offert
S’il n’y a d’équilibre avec des adversaires.
Il n’a d’autre adversaire à présent que lui même 
Aussi il prolifère en dépit des problèmes 
Des problèmes qu’il créé, c’est plus fort que lui même 
Comme s’il ne savait qu’il y aura un terme.
Pierre-Jean BOUTET
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